HISTOIRE:

Le Micro Challenger est à l’origine un bateau construit par le chantier Jullien au Nord d’Avignon à Villeneuve les Avignon.

Il sera repris ensuite par les constructions nautiques Angloises (voir « document« ). Le déménagement ne sera pas long puisqu’il se trouve à l’Ouest d’Avignon à Les Angles.

La construction du Micro est maintenant reprise sous la forme du 2000 par le chantier CNA, Chantier Naval Azuréen (voir http://challengercna.free.fr) au sud d’Avignon vers Cavaillon.

 

Le premier modèle est sorti du chantier en 1978 et fût présenté au salon nautique de Paris.

Il sera consacré 1 an plus tard comme bateau de l’année 1979.

On voit d’ailleurs encore sur certains bateaux l’autocollant de l’époque, un peu vieilli par les UV apparaitre sur l’avant des coques.

Il garde dans ses dessins, la griffe de l’architecte (Jacques Gaubert) avec sur l’arrière une forme très étroite caractéristique des voiliers Challenger.

SA PLACE DANS LE MILIEU NAUTIQUE:

Il est issu de la classe micro qui regroupe en autre les First 18, Kelt 5,50, Jouet 18, Microsail, Neptune, …

Cette classe fût lancée à l’époque par le magasine « bateaux » pour dynamiser cette catégorie de voiliers.

L’architecte voulait un bateau polyvalent qui caractérise généralement la classe Micro:

  • habitabilité
  • agrément de voile
  • facilité d’échouage
  • facilité de transport
Retrouvez également le document de comparaisons des micros sur notre page en cliquant à cet endroit: « Tests 9 micros » (en construction)

 
 
 
 
SES CARACTERISTIQUES:

=> Quille:

Un système de quille pivotante a été mis en place afin de  passer son tirant d’eau de 110cm à 40cm en une trentaine de tours de manivelle sur la vis sans fin en inox (sur les modèles les plus récents après 1980).


La dérive de 150kg en fonte et équipée de 2 coques en polyester vient dès lors se loger dans le puit de dérive surmonté d’un petit évier fabriqué d’une seule pièce.
 
 
 
 
 
 
=> Coque et pont:

La coque et le pont sont moulés en polyester ainsi que le contremoulage intérieur qui donne au bateau un très bon niveau de finition.

Une mousse de polyuréthane va se retrouver entre ce contremoulage et la coque du bateau essentiellement en dessous du cockpit et des couchettes. Les premiers modèles disposaient d’équipets situés de part et d’autre des couchettes latérales entre le contre moulage et la coque. La version suivante abandonnera ces équipets au profit d’un espace supplémentaire pour de la mousse polyuréthane. Des équipets en tissus se trouveront en lieu et place des anciens.

Le cockpit est suffisament large mais devient assez étroit au fur et à mesure qu’on se recule sur l’arrière.  Des banquettes sont disposées de part et d’autre et s’arrêtent un peu avant le tableau arrière. On un trouve une fosse avec le nable de vidange. En navigation, à une certaine vitesse, de l’eau remplit le bas du cockpit par ce nable. Il faut bien avancer les poids vers l’avant pour éviter ce phénomène et équilibrer le bateau. Certains y placent un bouchon pour éviter ce désagrément.

Sur le tableau arrière, on retrouvera une plaque de renfort permettant d’acceuillir un moteur hors bord, une dame de nage, la fixation du pataras et la fixation du safran. Le safran est relevable afin de pouvoir échouer facilement (voir notre rubrique facilement échouable)

On retrouvera 2 winchs sur les plats bords avec 2 taquets coinceurs à proximité pour border les voiles d’avant. 1 ou 2 filoirs selon les options servent aux points de tire des voiles. Des modifications ont été apportées afin de placer des rails d’écoute pour plus de latitude de réglage (voir forum).

Devant avant la descente, on retrouvera en option une barre d’écoute. Plusieurs modifications ont déjà été effectuées à ce sujet (« voir forum »).

Dans la version standard, les drisses de foc et de GV ne sont pas renvoyées au cockpit. Il faut monter sur le pont pour les hisser le long du mât et les frapper sur des taquets placés le long de ce dernier.

Si votre bateau est équipé d’un spi, ses manoeuvres (drisse, halebas et halehaut) sont renvoyées au cockpit.

Des exemples sur le « forum » montre comment certains proprios ont tout renvoyé au cockpit pour pratiquer la navigation solo.

Les passavants sont étroits mais étant donné que le roof est relativement bas et que l’ant dérapant efficace, l’on peut circuler facilement vers l’avant. Cette étroitesse pose problème en régate car il est quasi impossible de pratiquer le rappel de manière confortable.

La baie à mouillage est fermée d’un petit capot triangulaire. En version de base, l’étai est fixé à l’intérieur de cette baille et donc un peu reculé. Certaines versions ont l’étai fixé sur le pied du balcon avant. Il en résulterait de meilleures performances (« voir forum »)

Une super astuce sur le pont est la capacité à « décapoter » le bateau. En effet, il est possible d’enlever les 2 panneaux de descente. Il est même possible de les glisser à l’intérieur dans un endroit spécialement prévu à cet effet afin de les ranger sans géner.

Le gréement est de type 7/8 avec un pataras qui permet de travailler la GV.

=> A l’intérieur:

Vous devez pousser le premier panneau de descente afin de pouvoir rentrer facilement. Une marche en bois refermant un coffre sous le cockpit vous permet de descendre aisément.

Il faut toutefois faire attention au réchaud à cardan en alu qui se trouve face à vous. Vousretrouverez au centre la manivelle (démontable) qui permet de baisser ou relever la quille du bateau. Devant celle-ci un évier en polyester qui surmonte le puit de dérive. Un trou dans ce dernier permet à l’eau qui y est versée de s’écouler directement via le puit de dérive. Vous retrouverez de part et d’autre du puit une tablette rabatable. Vous pouvez facilement y manger à 4 moyennant un peu d’organisation.

Comme expliqué plus haut, l’intérieur est entièrement contremoulé sauf le plafond. Il est donc très facile d’entretien.

 

 

 

Il y a à l’intérieur 4 couchettes. 2 dans la pointe avant et les 2 couchettes latérales. Il y a un coffre sous chaque couchette latérale et un grand coffre sous la couchette avant. Un dernier se trouve sous la marche de descente (voir plus haut). On y pace le matériel de sécu. Certains membres y placent un WC chimique ou des aménagements supplémentaires.

=> Performances:

Le Micro Challenger est très vivant par petit temps. Avec la prise de vitesse, on se rend vite compte qu’il ne faut pas trop charger l’arrière.  Avec un peu de clapot, il devient intéressant de charger plus l’avant.  Dans la brise, il faudra soit réduire la surface de voile soit équilibrer le bateau en se plaçant de manière opportune.

 

 


Documentation et manuels:

  1. « Plans du microchallenger »
  2. « Manuel du bateau »
  3. « SAV dérive »
  4. « Doc Construction Nautique Angloise »
  5. « Doc en Anglais & Français »
  6. « Certificat d’insubmersibilité »
  7. « Jauge du standard »

 


Articles de presse:

  1. « A la barre »
  2. « Enquête »
  3. « Les cahiers du Yachting »

 


 

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vous pouvez les envoyer sur ce mail: m_renaut@yahoo.fr

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